La low tech ou comment revenir à des choses simples pour mieux vivre dans le monde d’aujourd’hui et

Mis à jour : 2 juin 2019


L’ère numérique nous plonge au quotidien dans nos ordinateurs, smartphones, casques de réalité virtuelle….enfin vous l’avez compris nous sommes devenus virtuels, c’est se que l’on appelle la high tech.


Sans abandonner la technologie que je trouve, pour ma part, très utile, laissons-nous tenté par la low tech.

Pour reprendre une célèbre chanson de France Gall « débranche tout, revenons à nous ».


Nous pourrions traduire le terme « low tech » en « basse technologie » par opposition à « high tech » qui signifie « haute technologie ». La low tech c’est simple, c’est tout ce qui est analogique par opposition au numérique.


C’est à l’initiative d’Ernst Friedrich SCHUMACHER en 1970 que naquit ce concept, qui prône :

- La prise en compte de la nature en tant que capital à préserver, et non plus en tant que simple source de revenus

- Le souci d’une économie pérenne, fondée sur une exploitation raisonnée de ressources naturelles limitées

- L’intégration du bien-être des travailleurs et de la préservation de l’environnement dans les décisions économiques.

Nous pouvons définir la low tech en 6 axes :

- La communauté qui, par le partage permet à chacun de s’approprier des technologies simples en valorisant le « fais le toi-même » (DIY). Ainsi les individus sont activement impliqués pour trouver des solutions avec les moyens du bord en préservant l’écologie et l’économie circulaire


- Les ressources locales qui sont parfaitement intégrées à leur contexte d’utilisation

- Un impact écologique plus faible pour consommer mieux et moins

- Faire des économies en réduisant les coûts de fabrication

- Utiliser des technologies modulaires et réparables en opposition à l’obsolescence programmée

- S’adresser à tout le monde dans les villes ou les campagnes, dans les pays riches ou en développement

La low-tech consiste donc à répondre à des besoins déterminés par des solutions technologiques les moins sophistiquées et les moins coûteuses possible, sans pour autant faire de concession sur le niveau du service rendu.


Parmi les initiatives connues citons :


- Un four solaire pour mijoter des petits plats dans son jardin : quelques planches et clous, une vitre pour l’effet de serre, du papier aluminium en guise de miroirs et… du soleil. Le four chauffe à 170 maximum. Ce type d’équipement rudimentaire permet également de générer de l’eau potable par pasteurisation.


- Des couveuses à base de pièces détachées de voiture : conçues par un ingénieur d’Afrique de l’Ouest pour les maternités locales, elles sont fabriquées avec des pièces Toyota. La marque étant très implantée dans la région, aucun problème d’approvisionnement pour réparer.

Mais il faut bien l’avouer nous ne sommes pas tous des créatifs et des inventifs près à devenir les Macgyver de l’économie circulaire.

Il y a un autre aspect de la low tech qui est plus accessible. C’est celui qui consiste à remettre au goût du jour certains objets plus analogiques


Le livre papier


La machine à écrire



La photo argentique ou instantanée


Le disque vinyle


Le vélo

Tous ces objets connaissent une nouvelle vie car ils sont considérés comme authentiques, durables, simple d’usage, robustes et réparables.

Le recyclage et l’upcycling que j’utilise pour mes créations de luminaires, sont des pratiques qui valorisent également ces valeurs de zéro déchets, de circuits court et d’économie circulaire.

Allez c’est dit….demain je "DEBRANCHE" et une fois par semaine, pour commencer, je me met à la low tech….

Et vous quand commencez-vous ?




©2018 by frenchupcycling. Proudly created with Wix.com